Paris du quai de Bercy au quartier de l’Arsenal.

 

Jusqu’au milieu du XIXe siècle la Seine demeura essentielle pour le transport et l’approvisionnement des marchandises dans la capitale. Les quais se poursuivaient de Bercy à Passy sans interruption, ils furent améliorés sans cesse avant que d’autres moyens de transports des marchandises ne viennent supplanter le transport fluvial puis nécessiter le réaménagement des zones de stockage ou de productions industrielles.

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Sur cette partie du fleuve au Sud-Est de Paris les usines de transformations furent progressivement déplacées telle l’usine génératrice d’électricité pour le métro parisien rue de Bercy ( doc.BNF) de P.Friesé Archi. 1904 , détruite pour y implanter le nouveau siège de la RATP. Le quai fut doublé par des voies de circulation rapides modifiant durablement le rapport entre la ville et le fleuve.

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Sur la partie du quai comprise entre le pont de Bercy et le pont Charles de Gaulle, l’îlot de rénovation urbaine Villiot-Rapée s’intègre entre les immeubles de bureaux. Aux logements sociaux des années 50 ont succédé 7 immeubles contigus réalisés par autant d’équipes d’architectes. Coté quai et rue Villiot la juxtaposition d’un immeuble a l’autre est maîtrisée et l’ensemble n’apparaît pas comme un collage composite.

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En coeur d’Îlot, une opération récente (Hamonic+ Masson Arch.2011) de 2 tours de 7 et 11 étages est plus dynamique et s’affranchie des contraintes vis à vis des immeubles voisins.

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Les logements comportent tous un angle avec balcon dont la géométrie est variable d’un niveau à l’autre.

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Sur cet îlot, la façade à l’opposée de la Seine fait face à la dalle surélevée de la gare Paris-Lyon. Elle longe la rue de Bercy et permet de découvrir la succession des immeubles de bureaux de l’opération d’urbanisme Bercy-La Rapée, disposés en peigne et  implantés sur un socle horizontal formant terrasse accessible ( J.Dubuisson urbaniste 1958-1978).

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Revenant vers la Seine, face à la rampe hélicoïdale de la passerelle d’Austerlitz, au 88 Quai de la Rapée et 2 boulevard Diderot: immeuble de bureaux (A.Leconte Arch.1933)  Les horizontales sont renforcées par les ensembles vitrés donnant une image forte dépouillée d’artifices superflus.

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96 Quai de la Rapée, immeuble de bureaux (A.Zubléna Arch.1992) et son  mur mobile vitré toute hauteur, sur 33m de large en façade occultant le parvis lors de la fermeture des bureaux. Une prouesse technique dépassée voire inutile et à l’opposée des contraintes actuelles d’économie des moyens pour les utilisateurs.

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Revenant vers la Gare de Paris-Lyon, au 13 boulevard Diderot: l’ancien hôtel Massilia        ( M.Oudin Arch.1911). Ce bâtiment îlot est implanté sur un terrain triangulaire délimité par le boulevard , les rues de Bercy et Traversière, lui donnant la force d’un signal.                La structure béton est immédiatement lisible sans exclure un coté pittoresque découlant pour partie des  bow-windows et des encorbellements. Lors de sa construction cet hôtel faisait figure de manifeste pro béton armé en dépit de certains aspects ne rompant pas totalement avec l’académisme ambiant.

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Angle 15 rue Traversière et 216 rue de Bercy, l’ancien siège administratif des Chemins de Fer Paris-Lyon-Méditerranée (1927-1930) d’une grande homogénéité architecturale.

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A l’angle rue de Bercy, la rue Crémieux ouverte en 1865 présente un aspect très particulier dans ce quartier. Réservée aux piétons, elle est bordée de chaque coté par une trentaine de maisons individuelles de deux étages chacune s’adossant contre les héberges du bâtiment administratif du PLM. Les teintes variées des façades se succèdent sans juxtapositions criantes entre elles .

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244-246 rue de Bercy, avant d’arriver au port de la Bastille, un tout autre aspect pour ce bâtiment qui regroupe une résidence du CROUS et un hall d’exposition automobile.

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Dans la ville haussmannienne, la modernisation des voies de communication a favorisé la division du travail. Ainsi le bassin de l’Arsenal fut utilisé entre le 19e et le 20e siècle comme port de commerce (vin,blé et bois). Relié au canal Saint-Martin ouvert en 1825 il permettait la liaison entre la Seine et le bassin de la Villette bordé de très nombreuses industries et au delà, le canal de l’Ourcq et les plaines du Nord. Sa reconversion en port de plaisance date de 1983.

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Le quartier de l’Arsenal, situé entre le quai Henri IV et  l’actuel boulevard Bourdon, tient son nom de l’arsenal royal dont l’implantation initiale remonte à 1533. Cette partie de la ville était destinée à la fabrication et au stockage des munitions, à la suite de différentes explosions et incendies la fabrication fut réalisée à La Salpêtrière et le quartier de l’Arsenal fut limité au stockage. L’île Louviers, encore visible sur le plan de Turgot (1739),était inhabitée, elle fut longtemps affectée à l’entreposage du bois flotté provenant du Morvan. Puis ensuite rattachée à la rive droite en 1843, l’ancien bras mort comblé forma l’actuel boulevard Morland. Sur la rive Sud le quai Henri IV fut actif jusque vers 1940.

Sur un terrain compris entre le quai Henri IV et le boulevard Morland, initialement affecté aux anciens laboratoires des Poudres et Salpêtres, l’ensemble « Nouvelle Vague » de 140 logements et crèche ( LIN Arch.2015) se développe en courbes avec ses façades en panneaux métalliques.

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Le terrain initial occupé par le Ministère de la Défense s’étend du n°18 quai Henri IV jusqu’au  2-6 rue de Schomberg et 15 boulevard Morland. Sur ce vaste terrain une opération mixte associe des logements pour la Garde Républicaine situés le long du quai et contre la rue de Schomberg ( Ateliers Lion Arch.1999). Le long du quai l’ensemble est constitué de quatre plots reliés par des passerelles avec balcons face à la Seine d’un niveau de finition malheureusement devenu inhabituel .

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Sur le retour rue de Schomberg et perpendiculaire au quai Henri IV, les trois bâtiments de l’ancienne caserne militaire Schomberg ( J-A Bouvard Arch.1883) en briques avec calepinages décoratifs et structure métallique apparente ont été surélevés de 2 étages bien différenciés en panneaux composites. Ces bâtiments reçoivent les logements sociaux avec un jardin central.

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Dans le quartier de l’ancien arsenal dont l’implantation initiale remonte à 1533, l’actuelle bibliothèque de l’Arsenal crée en 1757 a été installée dans la résidence construite en 1594 pour le duc de Sully, grand Maître de l’Artillerie, elle fut embellie en 1745.

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La frise décorative sous la corniche rassemble avec une profusion de détails les différents types de munitions de l’époque.

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17 boulevard Morland: la Cité administrative de la Ville de Paris a été conçue à l’origine pour regrouper les différents services de la Préfecture de la Seine (A.Laprade, P.Fournier et R.Fontaine Arch.1955-1965). Le plan en H ménage à l’avant et à l’arrière de la tour une pseudo esplanade monumentale d’une grande raideur totalement en phase avec ce bâtiment administratif aux références traditionnelles figées .

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La vision de cet édifice à partir du pont Sully-Morland, ne fait que renforcer l’ image du bâtiment régalien. A l’époque de sa construction le dépassement du plafond légal  par ce bâtiment de seize niveaux dans le secteur sauvegardé proche de l’île Saint-Louis n’a pas soulevé de polémique particulière de la part des riverains. Depuis les groupes de pressions et les recours des tiers ont su largement s’imposer à tout propos et souvent  de façon très abusive.

Souhaitons que le projet retenu lors de la consultation « Ré-imaginer Paris » basé sur la mixité des fonctions et des usages permette réellement « une véritable philosophie d’ouverture » afin de modifier le rapport du public avec ce bâtiment forteresse déconnecté de son environnement.

Ne doutons pas qu’il faudra plus que les plantations et arbres désormais érigés en nouveau dogme incontournable pour réussir ce challenge.

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L’actuel Pavillon de l’Arsenal (Clément Arch.1879) fut conçu pour recevoir la collection de tableaux d’un riche marchand. Transformé ensuite en lieu de stockage puis aménagé en pavillon permanent d’expositions dédié à l’urbanisme et l’architecture à Paris et en île de France (Reichen & Robert Arch.1988).

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La balade se termine à l’angle rue de Sully-boulevard Henri IV devant la caserne de la Garde Républicaine ( J.Hermant Arch.1895-1901), édifiée à la place de l’ancien couvent.

La caserne dédiée à la cavalerie comporte dans sa partie centrale un manège dont la charpente métallique , réalisée par G.Eiffel pour l’exposition de 1889, a été démontée quelques années plus tard et remontée dans la caserne.

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Paris, balade architecturale dans le 6e arrondissement.

 

Cette balade ne s’attarde pas à détailler la singularité des lieux autour du village Saint-Germain des Prés et de ses faubourgs du Pré aux Clercs de Saint-Sulpice ou de l’Odéon, mais plutôt à relever quelques bâtiments remarquables par leurs partis architecturaux et leurs inscriptions dans le paysage urbain.

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En partant des jardins de l’Observatoire et se dirigeant vers le jardin du Luxembourg,

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Le long des Jardins et à l’angle avec la rue Michelet, l’Institut d’Art et d’Archéologie (P.Bigot Arch.1926-1932). Ce bâtiment dont la conception structurelle est très conventionnelle par rapport à la production architecturale des années 30 développe un fort aspect « décoratif » par la variété des calepinages en briques rouges ou se juxtaposent les références romaines et orientales totalement à contre-courant du Mouvement Moderne.

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A l’angle du 6 rue Michelet et du 63 rue d’Assas: les laboratoires de recherche de la faculté de Pharmacie (C.Clouzeau et P.Sirvin Arch.1965-1967). Cette extension de laboratoires affiche clairement son inspiration brutaliste et met en évidence sa structure béton, larges ensembles vitrés et remplissage en briques claires.

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Face aux laboratoires de la fac et au carrefour des rues Michelet-Assas-Joseph Bara, un collage composite de volumétries et de traitements de façades.

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102 rue d’Assas, immeuble d’habitations (E.Malot Arch.1932) une reprise des idées de Roux-Spitz d’un luxe sans ostentation jouant sur la qualité des détails en effaçant toute aspérité dans le traitement de la façade.

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L’entrée vers le Musée Zadkine contigu permet de découvrir la façade arrière à redents .

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96 rue d’Assas: la Faculté de Droit (F.Carpentier et A.Lenormand Arch.1957-1963).       Sur cette parcelle traversante qui rejoint la rue N-D des Champs, sont implantés trois bâtiments distincts dont un amphithéâtre de 1700 places. Structure béton jusqu’au deuxième étage puis ossature métallique permettant de grandes portées sans poteaux intermédiaires. La grille de façade en acier inox habille la structure métallique porteuse.  Un ensemble d’escaliers de secours a récemment été ajouté lors de la remise aux normes du bâtiment.

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A l’arrière de la Fac et coté rue Notre Dame des Champs ( n°115): immeuble d’habitations avec loggias et redents qui accueille en cœur d’îlot la faculté libre de Droit..

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Plus loin dans la rue Notre Dame des Champs, la façade arrière du 143 bd du Montparnasse ( L-J.Madeline Arch.1939).

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La rue N-D des Champs croise la rue Vavin, au n°26, l’immeuble d’habitations à gradins au revêtement de façade en carrelage type « métro » blanc inspiré de la Sécession viennoise (H.Sauvage et Ch.Sarazin Arch.1911-1912). Esprit hygiéniste et recherche maximale de l’ensoleillement des logements et de la rue. En 1913, H.Sauvage développera à plus grande échelle ce principe des gradins lors de la construction des habitations et piscine municipale de la rue des Amiraux dans le 18è.

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Rue Guynemer, séquence « résidentiel de luxe » (F.Carpentier Arch.1964) par l’architecte de la Faculté de Droit, même maillage mais ici en pierre marbrière pour cet immeuble  face au jardin du Luxembourg.

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14 rue Guynemer: immeuble d’habitations (M.Roux-Spitz Arch.1927). Cet immeuble sans radicalité particulière comme les réalisations de Le Corbusier, propose une alternative à l’immeuble post-haussmannien. Il sera développé avec son bow-window dans quatre autres bâtiments en déclinant la même esthétique pour le 89 quai d’Orsay,            le 11 bd Montparnasse et le 45 bd d’Inkermann à Neuilly.                                              Dans cet immeuble destiné à M Roux-Spitz et à quelques amis, l’aménagement intérieur reste très conventionnel et n’apporte pas de recherche novatrice. Cette image du bow-window à 3 pans devenue d’une certaine façon la signature de Roux-Spitz n’a pas cessé depuis d’être utilisée .

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6-10 rue Guynemer, un autre immeuble résidentiel de luxe avec école privée ( J.Le Couteur Arch.1975-1975), un ensemble de duplex avec balcons face au jardin du Luxembourg, la partie arrière du terrain rue Madame regroupe l’ensemble de l’école privée Bossuet.

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La traversée du jardin du Luxembourg fait partie de ces petits bonheurs dont on ne se lasse jamais (préférez le matin à l’ouverture)…

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…et s’arrêter le long de la fontaine construite par Marie de Médicis vers 1630 à la façon des grottes de jardins Italiens. La niche centrale représente  » Polyphème surprenant Acis et Galathée »…

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La sortie du jardin vers la rue Médicis fait face à l’austère façade de l’Odéon-théâtre de l’Europe et ses formes cubiques (M-J Peyre Arch. et de Wailly décorateur 1779-1782). Sous les arcades étaient autrefois implantés des commerces dont celui de Flammarion et des cafés liés à la salle de spectacle.

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Après avoir longé la rue de Tournon et remonté le boulevard Saint-Germain, au 39-45 rue des Saints-Pères, l’École de Médecine ( P.Andrieu, L.Madeline, J.Walter Arch.1937-1953). L’échelle de ce bâtiment et son traitement lisse et monotone en pierre de Bourgogne ont constitué longtemps une des ruptures les plus criantes dans le tissu de ce quartier riche d’hôtels particuliers du XVIIè. Si les terrasses des étages supérieurs ne sont pas visibles de la rue elles sont facilement repérables de loin dans le ciel parisien.

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Le débouché de la rue des Saints-Pères se fait face à la Seine.

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A l’ angle de la rue des Saints-Pères et du n°1 quai Voltaire: l’hôtel de Tessé (1765), un emplacement exceptionnel face à la grande galerie du Louvre.

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Angle rue des Saints-Pères et quai Malaquais. Pour ces deux immeubles les surélévations datant de 1910 et de 1930 ont permis à ces deux immeubles et leurs pseudos ateliers d’artistes de développer de larges vues sur la Seine et la rive droite.

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11-13 quai Malaquais, les salles d’expositions de l’École Nationale Supérieure de Beaux-Arts (F.Duban Arch.1858), décor classique sur une structure en fer.

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14 rue Bonaparte: l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts s’étend sur deux hectares et compte de multiples bâtiments d’époques différentes.Sur la cour d’Honneur la façade principale du Palais des Études (F.Duban Arch.1840).

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Le Palais des Études d’influence Renaissance Italienne fut construit à l’origine pour présenter les collections du grand musée des Antiques et sa collection des moulages importés d’Italie, il fut déménagé entre 1968-1970. La cour intérieure était à l’origine à ciel ouvert. Elle fut ensuite couverte par une structure métallique, dont les colonnes creuses servent à l’écoulement des eaux, pour permettre une plus importante installation de moulages. Au sol carrelage en décor polychrome (1891-1903).

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La cour du Mûrier est l’ancien espace claustral du couvent des Petits-Augustins, sur lequel l’École a été implantée, elle doit son nom à un mûrier de Chine.

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L’hôtel de Chimay (15 quai Malaquais) et sa façade sur jardin est inclus dans l’École, il a été construit à l’origine par F.Mansart (1640) et acheté par l’État en 1883 afin d’agrandir l’École .

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La Place Furstemberg voulue par la cardinal de Furstemberg donne accès au palais  abbatial de St Germain des Prés à partir de la rue Jacob. Aujourd’hui elle permet d’accéder aussi au Musée Delacroix situé au n°6 de la place.

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A partir de la rue de l’Abbaye vers les rues de la Petite boucherie et de l’Échaudé on peut encore découvrir les dispositions anciennes du paysage urbain.

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Rue de l’Abbaye, la façade de l’ancien palais abbatial de St Germain des Prés (1586-1590) maintes fois restaurée jusqu’à dernièrement en 1976.

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57 Rue de Seine à l’intersection avec la rue Jacob: l’hôtel Varin et son comble à la Mansart (P-J Varin Arch.1740) les deux premiers étages sont remarquables par les fenêtres à anse de panier sculptées.

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Angle rue Mazarine-rue Jacques Calot les anciens Ateliers Extérieurs de l’École des Beaux-Arts ( H-G Expert Arch.1931-1933). Les poteaux en retrait de la façade permettent le développement maximal de l’éclairage naturel pour les ateliers avec mezzanines.

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Carrefour St Germain-Odéon, quelques façades fin du XVIIIè aux toits mansardés. La rue qui remonte vers le carrefour de l’Odéon et la place de l’Odéon n’a été percée qu’au XIXé.

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91 boulevard Saint-Germain devant la place Henri Mondor: immeuble de bureaux (L. et R.Michaux Arch. 1928). Les grands ensembles vitrés permettent la luminosité des espaces intérieurs.

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56 boulevard Saint-Germain, l’ancienne École Spéciale des Travaux Publics (J. Cholet et J-B Mathon Arch.1936). Il faut noter une forte influence hollandaise dans un certain nombre de bâtiments publics, en particulier les écoles, construits durant ces années.       Ici, aux verticalités ponctuant la façade sur le boulevard répondent les horizontales sur le retour de la rue Thénard .

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Place Marcelin-Berthelot l’extension du Collège de France (A.et J.Guilbert, A.Leconte Arch. 1928-1939) ces architectes qui ont réalisé les laboratoires de l’École Normale Supérieure à la même époque reprennent inlassablement les principes mis au point par les frères Perret sans apports personnels particuliers.

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29 rue Jean de Beauvais, immeuble de logements (J.Le Couteur et J. Prouvé Arch.1950),sur ce terrain d’angle l’immeuble développe un appartement par étage avec un plan libre, mono-orienté et des vues échappées vers la rue des Écoles.

Panneaux en alu nervuré et ensemble porte d’entrée par Jean Prouvé.

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La remontée de la rue Saint-Jacques coupe la rue Soufflot et permet de profiter d’une vision temporaire du Panthéon dont l’habillage du dôme fait un clin d’œil involontaire à la pagode Hsinbyume de Mingun ( Myanmar).

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174 rue Saint-Jacques, immeuble d’habitations ( P.Tournon Arch. 1931), dans ce quartier historique l’écriture de cet immeuble à la structure lisible avec ses loggias individuelles rappelle qu’à toute époque l’expression des recherches est bénéfique, contredisant les partisans d’une ville figée qui serait transformée en musée.

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Angle rue Saint-Jacques et rue des Fossés Saint-Jacques.

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195 rue Saint-Jacques, l’Institut Océanographique / Maison des Océans ( H-P Nénot Arch.1911), cet institut fut crée par Albert Ier de Monaco. La tour crénelée, les bossages de pierres et les appareillages de briques par ce Prix de Rome qui a remporté en 1927 le concours du Palais des Nations de Genève contre Le Corbusier, une « référence « dans le pittoresque !…

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