Paris, balade architecturale dans le 5e arrondissement.

Les arrondissements centraux comme le 5e présentent une très grande diversité dans le bâti et cette balade se propose de mettre en évidence l’éclectisme des styles liés aux différentes époques.

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Le boulevard Saint Marcel fait partie des percées haussmanniennes décidées par Napoléon III pour relier les gares entre elles, nouvelles portes de la ville au XIXé siècle . Le boulevard Saint Marcel se prolonge par le boulevard de Port-Royal puis le boulevard Montparnasse pour relier les gares d’Austerlitz et Montparnasse.

Au 21 du boulevard Saint-Marcel et à l’angle du n° 1 rue René Panhard: l’Institut de Paléontologie Humaine, cette fondation crée par le prince Albert 1er de Monaco                  (E.Pontremoli Arch.Prix de Rome1914) est un parfait exemple du style éclectique. L’intérieur du bâtiment n’offre pas un décor aussi grandiloquent que la mise en scène du style Beaux-Arts des façades.

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36, boulevard Saint-Marcel, la Maison de Santé des gardiens de la paix (A.Maheu et J.Michel Arch.1930): une vision Art Déco utilisant la pierre et la brique, remaniée récemment avec la suppression de larges baies horizontales à l’étage du bâtiment principal remplacées par une façade très standard.

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A l’arrière de la maison de santé et situé au 5 rue Jules Breton: le Grand Temple de l’Ordre Maçonnique Mixte International le Droit Humain (Langlois Arch.1912) dont la colonnade fait référence au Temple de Salomon. Au dessus de la porte d’entrée la devise du Rite Écossais Ancien Accepté : Ordo ab chao, ainsi que cette déclaration gravée qui demeure pleinement d’actualité : Dans l’humanité la femme a les mêmes devoirs que l’homme elle doit avoir les mêmes droits dans la famille et dans la société.

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66, boulevard Saint-Marcel, le Collège Raymond Quenaux (M.Cuminal & R.Lardat Arch.1938). L’agrandissement de l’École communale construite en 1884, a été réalisé selon le principe des circulations des étages coté boulevard et des classes orientées sur la cour intérieure. Enduit rosé et silex en rez de chaussée, encadrement des baies en grès émaillé. L’ornementation se limite à un discret rappel en serrurerie dite « décorative » des disciplines enseignées autour de la porte d’entrée .

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En revenant sur ses pas au n°5 rue Geoffroy Saint-Hilaire, le pavillon destiné aux gardiens de l’ancien marché aux chevaux (1760).

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Plus loin, la rue du Fer à Moulin longe la Faculté des lettres et sciences humaines Censier (J.Carlu Arch.1965). Construite en urgence à l’ancien emplacement de la halle aux cuirs, cette construction métallique (structure et panneaux façades) va faire l’objet d’une importante rénovation.

A l’angle de la rue du Fer à Moulin et au 13 de la rue Scipion: l’hôtel Scipion. Le banquier Scipion Sardini venu en France avec la suite de Catherine de Médicis se fait construire vers 1565 cet hôtel Renaissance de pierre et de brique le premier du genre à Paris.   Dans la cour intérieure une galerie formée de six larges arcades plein cintre est ornée de médaillons en terre cuite remarquables.

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A l’angle de la rue du fer à Moulin et rue de la Collégiale une résidence pour personnes âgées.

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Après la traversée de l’avenue des Gobelins et au 5 rue de Valence, un immeuble d’habitations (G.Thurnauer Arch.1980) dont la cage d’escalier circulaire est mise en évidence d’une façon assez sculpturale.

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Au n°11 de la même rue, un immeuble des années 30.

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En arrivant sur boulevard de Port-Royal et au n°26, un exemple de la période « reconstruction » pour cet immeuble revêtu de briques de parement avec encadrement des baies préfabriquées en ciment-pierre (J.Dangon Arch.1953-1955).

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40 boulevard de Port-Royal, Le central téléphonique Gobelins (J-M Broussard Arch.1896) exprime clairement sa structure avec un emploi assez discret de céramique décorative.

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La remontée du boulevard longe l’ancienne l’abbaye royale du Val de Grâce construite à partir de 1645 par François Mansart et transformée après la Révolution en hôpital militaire.

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Face au Val de Grâce, au 97 boulevard de Port-Royal, la Maison de Solenn (J-M.Ibos et M.Vitard Arch. 2004). Cette maison destinée aux suivis d’adolescents est située sur le terrain de l’hôpital Cochin. Elle est accessible directement à partir du boulevard via un jardin dessiné par L.Benech. Les coursives de dessertes des chambres sont visibles face au Val de Grace. Un travail sensible sur la transparence les couleurs et les matériaux verriers, dommage que le traitement du hall-foyer soit d’une grande froideur.

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111 boulevard de Port-Royal, la porte de l’ancien hôpital des Vénériens (1785-1792) avec ses bossages en pierre de taille exprime une filiation avec l’architecture de C-N Ledoux.

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123 et 125 boulevard de Port-Royal, l’hôpital de Port-Royal et sa chapelle (1626-1653).

Lui faisant face et à l’angle du 88 boulevard de Port-Royal avec la rue P.Nicole, le programme mixte bibliothèque-crèche-foyer de personnes âgées et locaux municipaux     ( J.Willerval Arch.1978). Structure béton en partie basse et métallique pour les 4 niveaux supérieurs dont la modénature de la façade en aluminium est assez vigoureuse.

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Angle rue H.Barbusse et rue du Val de Grâce (R.et H.Bodecher Arch. 1952-1955), le profil à gradins du bâtiment est la résultante du contexte réglementaire des prospects en vigueur au début des années 50.

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16 rue Pierre Nicole (C.Balick Arch.1963) préfabrication et panneaux façade largement vitrés.

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11 bis rue P.Nicole, immeuble d’habitations (Ed Arch.1981). Le rez de chaussée comporte un clin d’œil à l’architecture post-moderne sous forme de fausses ruines mises en scène par la plasticienne G.Duong et titrées « Homo consummator deperditus XXe« , détail qui apparaît avec le recul très anecdotique.

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Rue du Val de Grâce, autour d’un jardin intérieur, un ensemble d’habitations fin du XIXè offre un urbanisme alternatif aux alignements haussmanniens.

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La chapelle du Val de Grâce apparaît en fond de perspective de la rue,

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Au débouché sur la place Laveran, tout d’abord à droite, au n°326 rue Saint-Jacques, un immeuble d’habitations (G.Maurios Arch.1990), opération pour le Logement Social Français. Structure métallique et remplissage en panneaux de granit pour ces trois niveaux de studios en duplex

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puis à gauche, au 284 rue Saint Jacques face à la chapelle royale du Val de Grâce, un immeuble d’habitations avec un traitement totalement différent (J.Dubuisson Arch.1973-1980) inhabituel pour cet adepte des constructions métalliques.

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La remontée de la rue Saint-Jacques se fait jusqu’à la rue Pierre et Marie Curie. Au n° 22 immeuble d’habitations (F.Saulnier Arch.1910) cette façade d’esprit Art Nouveau en pierre de taille joue avec des courbes élégantes pour créer des retraits et permet de multiplier les vues des logements.

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En face, les bâtiments de l’Institut Curie (G.Debré et N.Kristy Arch.1930). Une architecture fonctionnaliste, sous influence du courant hollandais lors de sa réalisation pour ce bâtiment destiné à la pointe de la recherche et regroupant différents laboratoires.          Des altérations ultérieures ont dénaturé le projet d’origine.

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A l’angle rue d’Ulm et rue Lhomond, le foyer Franco-Libanais Maronite (JE Djenangi Arch.1963) présente  une modernité « régionaliste » assez inhabituelle à Paris, sur la gauche rue Lhomond, l’hôpital de la Fondation Curie (R.Danis Arch.1936) en brique claire.

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A l’angle 33 rue d’Ulm et rue Érasme, l’extension de l’Ecole des Arts Décoratifs (L.Arsène-Henry Arch. et Ph.Stark designer 1998). Cette extension regroupant différents sites, a été réalisée dans un bâtiment compact, en cœur d’îlot le jardin jouxte celui des laboratoires de l’Ecole Normale Supérieure.

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8 rue Érasme, les laboratoires de chimie et des sciences naturelles de l’École Normale Supérieure (A.&J.Guilbert Arch.1928-1934). Ici une nette influence des frères Perret dans l’ordre colossal de la structure et la mise en œuvre des éléments préfabriqués.

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Sur le retour dans la rue Lhomond, d’autres laboratoires de Normale Sup. sont traités en béton de gravillons lavés et briques avec le même souci de mise en évidence des principes constructifs.

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En redescendant vers la Place Monge, à l’angle des rues Saint-Médard et Gracieuse, un immeuble des années 50 dont la volumétrie en gradins résulte de l’application réglementaire des gabarits de l’époque. Parfaite démonstration des limites d’application des textes avec ces 5 retraits successifs.

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Rue Monge, le porche sous le n°49 permet d’accéder aux arènes de Lutèce. De la fin du Ier jusqu’à la fin du IIIè siècle ces arènes pouvaient accueillir jusqu’à 17.000 personnes pour les jeux du cirque. Avec les invasions barbares l’édifice disparut et les pierres furent utilisées pour construire l’enceinte de la cité. Le lieu ne fut redécouvert qu’en 1869 lors du percement de la rue Monge et les arènes furent restaurées en 1917.

Du square des arènes on peut découvrir la tour Zamansky de l’Université Paris VI Pierre et Marie Curie.

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Aux n°5-7 Place Jussieu devant l’Université, immeubles de rapport néo-Renaissance (A-P Giraud Arch.1842), qui complètent celui du 24 rue Linné.

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Les bâtiments de l’Université de Jussieu (E.Albert, U.Cassan, Arch.1964-1972) sont implantés sur l’ancien emplacement de la halle aux vins dont l’activité s’est développée de 1644 à 1964. Cette université créée au début des années 60 pour développer la recherche et l’enseignement scientifique, maintient la présence universitaire dans ce quartier au coeur du Paris historique des grandes écoles à proximité de la Sorbonne et du quartier Latin.

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Le parti architectural du campus universitaire valorise les espaces évolutifs pour développer les contacts interdisciplinaires. Le maillage du plan masse avec ses grandes cours intérieures permettait à une discipline de s’agrandir ou de se replier en fonction des évolutions.

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L’ensemble du campus se développe autour de 15 grandes cours intérieures, la structure des bâtiments est à ossature tubulaire déjà mise en œuvre dans la tour Croulebarbe par E.Albert. Au niveau de la dalle haute, accessible directement à partir de la place Jussieu, les espaces de circulations sous pilotis permettent de rejoindre les circulations verticales des bâtiments.

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Les pilotis permettent le lien visuel avec les rues du quartier environnant et une relative libre circulation des échanges entre les habitants et les étudiants. Dans ce patio formant petit théâtre coté rue du faubourg Saint-Bernard, une oeuvre de Jean Arp ( 1972) en Cor-Ten, remplacée en 2003 pour cause de corrosion par une version en acier Indaten sous le direction de Bernar Venet.

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25 quai saint-Bernard l’Institut du Monde Arabe ( J.Nouvel, P.Soria, G.Lézènès et Architecture Studio Arch. 1981-1987), une des icônes majeure des années 80 à Paris.

Sur la droite, le premier bâtiment des laboratoires de Jussieu face à la Seine ( R.Seassal Arch.1958-1961), construit sur pilotis pour permettre le passage des wagons citernes vers la halle aux vins encore en activité à l’époque.

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Paris, balade autour de la rue Mouffetard.

En première partie cette balade démarre à la petite place Lucien Herr, elle remonte ensuite la rue Tournefort bifurque vers la rue Lhomond pour reprendre  la rue des Irlandais, puis les rues de l’Estrapade, Thouin, du Cardinal Lemoine, Descartes, Monge, d’Arras, de Poissy, Saint Victor, de Pontoise. En deuxième partie on remonte vers la place de la Contrescarpe puis on descends la rue Mouffetard en faisant quelques échappées.

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La rue Tournefort (ancienne rue Neuve St Geneviève) et la rue Lhomond sont bâties d’immeubles qui datent du XVIIIé jusqu’au début du XIXé. Les maisons de 2 étages aux toits mansardés sont nombreuses. Les couvents ont occupé l’espace délimité par les rues Tournefort, du Pot de Fer et Lhomond et y demeurer jusqu’aux années 60. En remontant la rue Tournefort on découvre au n° 25 la maison ou Balzac situe la pension de Mme Vauquer dans Le Père Goriot. Les premières maisons de la rue possèdent de petits escaliers pour accéder à de petits perrons, et ce dispositif se retrouve symétriquement par rapport à la place coté rue Lhomond.

La rue Lhomond remonte vers la rue Saint Jacques et se rétrécit à hauteur du séminaire du Saint-Esprit au n°28.

Les rues voisines sont proches de l’enceinte de Philippe Auguste, leurs anciens noms renvoyaient au passé rustique de ce quartier ( rue des poules, rue du Cheval-Vert, rue du Puits qui parle). En remontant la rue Lhomond on arrive au Collège des Irlandais.

Place Louis Herr , restaurant chez Lena et Mimile

Place Louis Herr, le restaurant « Lena et Mimile » offre une des plus belles terrasses de restaurant dans le calme et au soleil pour déjeuner .

rue Tournefort

Rue Tournefort.

 

rue Tournefort vers St Etienne du mont

Rue Tournefort vers St Etienne du Mont.

rue Tournefort

rue Tournefort ( ancien couvent des filles de st aure)

Rue Tournefort, l’ancien couvent des Filles de St Aure.

 

A l’angle de la rue Tournefort et de la rue Blainville.

vue au croisement Blainville rue Thouin

On revient sur ses pas avec une pensée devant le n°8 de la rue Tournefort.

rue Tournefort

 

Puis on prend la rue Amyot qui débouche face aux laboratoires de l’École Normale Supérieure.

labos de Normal Sup rue Lhomond

On tourne alors à gauche pour prendre la rue Lhomond vers la place L Herr.

angle Amyot et Lhomond

Au n°28 de la rue Lhomond, le séminaire du St Esprit. Un haut relief placé au dessus de la porte représente deux missionnaires l’un baptisant l’autre évangélisant.

rue Lhomond n°28 le séminaire du St Esprit

 

angle Lhomond et rue Rataud

Angle rue Lhomond et rue Rataud.

coeur d'ilot angle Lhomond et rue du Pot de Fer les résidences du Panthéon, ancien couvent des bénédictines du Saint Sacrement

En coeur d’ilot à l’angle des rues Lhomond et du Pot de Fer ( résidences du Panthéon), ancien couvent des Bénédictines du Saint Sacrement.

rue Lhomond

La rue Lhomond nous ramène à la Place L.Herr, en face la résidence étudiante Concordia.

résidence étudiante CONCORDIA place L Herr

Plus bas et entourant le collège P. Alviset sur 2 cotés: une résidence étudiante ( P. Tournon Arch.1930) construite sur ossature béton. En partie supérieure du pignon: 3 grandes cabochons ( une fleur, une flamme et une étoile représentent les arts, les sciences et les lettres).

rue Lhomond (P Tournon Arch 1929)

rue Lhomond

On revient rue Lhomond en direction du Panthéon et du Collège des Irlandais.

 rue Lhomond

rue Lhomond détail

On longe ensuite le jardin du Collège des Irlandais pour tourner rue des Écossais.

rue Lhomond ( le collège des Irlandais)

 

Le Collège des Irlandais  existe depuis la fin du Moyen-age, c’est le dernier représentant des anciens collèges étrangers de Paris. En 1677 après les guerres anglo-irlandaises le nombre d’Irlandais ayant fortement augmenté Louis XIV leur donna l’ancien Collège des Lombards.

rue des Irlandais

Son jardin intérieur est un cadre agréable pour s’y reposer.

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A l’extrémité de la rue des Irlandais en tournant à droite on arrive dans la rue de l’Estrapade qui comporte plusieurs beaux hôtels particuliers puis sur une petite place qui permet de découvrir le dôme du Panthéon. La rue Thouin qui longe pour partie le lycée Henri IV rejoint ensuite la rue du cardinal Lemoine.

rue de l'Estrapade

rue de l'Estrapade

Au n°9 la Maison Cuchet (1785) à l’angle avec la rue Laromiguière, qui a servi de décor pour un film d’A Resnais.

angle Laromiguiere et rue de l'Estapade ancienne brulerie de café ( décor d'A Resnais pour le film La guerre est finie)

Au n°5 l’hôtel particulier connu sous le nom de Bony (1727).

rue de l'Estrapade angle Laromiguiere Hotel Bonny 1727

On prend ensuite la rue Thouin qui longe le lycée Henri IV pour déboucher rue du Cardinal Lemoine.

rue du cardinal Lemoine

Au n°77 la Maison Saint-Charles qui appartenait à la congrégation religieuse des Pères de la doctrine chrétienne, installés dans le quartier vers 1630. L’aspect particulier du porche d’entrée est lié à une modification importante du niveau de la rue en 1685.

En tournant à droite on trouve l’immeuble habité par E Hemingway durant sa vie parisienne.

rue du cardinal Lemoine

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Puis on redescend la rue du Cardinal Lemoine, un brève incursion dans la cour intérieure de l' »hôtel des Grandes Écoles » et profiter du calme de ce cœur d’ilot particulièrement apprécié aux beaux jours.

rue du carninal Lemoine l'hotel des grandes écoles

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rue du cardinal Lemoine

Au croisement avec la rue Clovis on découvre le Collège des Écossais.

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rue du cardinal Lemoine le collége des Ecossais

Là aussi les conséquences de l’abaissement du niveau de la rue sont lisibles en façade avec ces deux porches qui se superposent. La chapelle au premier étage abrite le tombeau de Jacques II roi d’Angleterre, mort en exil à Saint-Germain-en-Laye en 1701.

le collège des Ecossais

On arrive ensuite au carrefour avec la rue Monge.

angle Monge et cardinal Lemoine

Dans le prolongement vers la rue des Écoles, la Seine et Notre Dame.                             On emprunte la rue Monge jusqu’à la rue d’Arras.

 

La rue d’Arras possède une librairie spécialisée dans les BD anciennes.

rue d'Arras

 

 rue d'Arras

 

Et une librairie-galerie spécialisée dans le « street art ».

rue d'Arras

Après avoir franchi la rue des Écoles on emprunte le petit escalier de la rue St Victor pour rejoindre de Collège des Bernardins rue de Poissy.

rue des Ecoles vers la rue St Victor

rue Saint Victor

C’est un moine anglais, Etienne de Lexington, abbé de Clairvaux, qui initie le projet du collège de Saint-Bernard bientôt désigné collège des Bernardins. Un demi-siècle après la création de l’Université de Paris la construction commence en 1248 sur le modèle architectural des abbayes cisterciennes.

rue de Poissy le cloitre des Bernardins

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On revient ensuite rue Saint-Victor, dont le nom est lié à celui de l’abbaye à laquelle elle conduisait.

 

Au n°14 de la rue Saint-Victor un hôtel particulier du XVIIé siècle .

rue St Victor

Plus loin dans la rue Saint-Victor la salle de La Mutualité (Lesage et Miltgen Arch. 1928-1931).

angle St Victor et rue de Pontoise

entrée de la Mutualité

L’église de Saint Nicolas du Chardonnet, XVII et XVIIIè (façade de Ch.Halley Arch.1932-1937).

St Nicolas du Chardonnet

Rue Saint-Victor on tourne à gauche vers la rue de Pontoise.

angle St Victor et rue de Pontoise

rue de Pontoise

La piscine de la rue de Pontoise ( L Pollet Arch.1933).

la piscine de la rue de Pontoise

En deuxième partie de cette balade on revient vers la quartier Mouffetard, en reprenant la rue du Cardinal Lemoine au carrefour avec la rue des Écoles vers le Collège des Écossais. Au n° 49: l’Hôtel Le Brun neveu du célèbre peintre (G Boffrand Arch.1700).

rue du cardinal Lemoine

Plus haut après avoir longé le Collège des Écossais et pris la rue Clovis qui franchit les ruines des remparts de Philippe Auguste on tourne rue Descartes pour découvrir le pignon peint par Alechinsky.

 

En vue de St Etienne du Mont on tourne à gauche vers la rue Descartes.

angle Descartes Clovis et St Etienne du Mont

pignon rue Descartes

 

Le quartier Mouffetard est devenu depuis une quinzaine d’années un décor pour touristes en recherche d’autochtones ou de typique, et malheureusement entre la Contrescarpe et Saint Médard le pittoresque est devenu assez artificiel .

La place de la Contrescarpe a été crée au milieu du XIXé siècle,  bordée de terrasses de cafés autour d’un petit espace vert c’est un lieu privilégié du quartier. La Contrescarpe qui donna son nom au lieu est celle de l’enceinte de Philippe Auguste.

place de la Contrescarpe

Peu de passants prestent attention à l’enseigne Au Nègre Joyeux au dessus de ce qui était au XVIIIe la boutique d’un marchand de chocolat .

enseigne d'un marchand de chocolat du XVIII

 

place de la Contrescarpe

 

Façade de la Garde Républicaine coté rue Mouffetard ( entrée principale Place Monge ) construite en 1821 et installée sur les bâtiments de l’ancien couvent de la Miséricorde de Jésus fondé en 1652. Rue de l’Épée de bois un détour pour voir un bâtiment construit par A Chemetov ( 1967) permet en empruntant la rue Pestalozzi d’arriver jusqu’à la mosquée de Paris.

rue Mouffetard la caserne de la Garde Républicaine (1821)

Rue de l’Épée de bois un détour vers un bâtiment ( P Chemetov Arch.1967) permet en empruntant la rue Pestalozzi d’arriver jusqu’à la mosquée de Paris.

rue de l'épée de bois ( P Chemetov Arch)

 

P CHEMETOV Architecte ( 1967)

Une vue à partir de la rue Pestalozzi vers la rue du Puit de l’Ermite .

 rue Pestalozzi vers la mosquée et la place du puit de l'ermite

La mosquée de Paris à l’angle des rues Daubenton et Desplas est un projet symbolique  ( M. Tranchant de Lunel, R. Fournez, M. Mantout, et C. Heubès Arch.1922-1926), en souvenir des soldats musulmans qui se sont battus pendant la première guerre mondiale.

angle Daubenton et rue G Desplas

On revient rue Mouffetard : au n°103 une plaque commémorative de l’occupation des Prussiens en janvier 1871.

 

rue Mouffetard n°103 plaque commémoratice de l'occupation des Prussiens en janv 1871

Au n°116 à l’angle avec la rue de l’Arbalète un des trop rares cafés restaurants, après la surabondance des restaurants grecs des années 70.

rue Mouffetard n°116

Au n°122 ne pas manquer l’enseigne.

rue Mouffetard n°122

Face au porche de St Médard au n°134, un décor de façade conçu en 1929 par le peintre Eldi Gueri. Quatre panneaux peints sur tôle représentant des scènes campagnardes, avec au dessus sur un fond ocre des biches, cerfs et sangliers surmontés d’un décor végétal très fouillé inspiré par la Renaissance italienne.

 

rue Mouffetard n°134 ( décor peint du peintre E Gueri 1929)

L’église Saint-Médard dont la nef date de la fin du XVé siécle. L’église St Médard est assez composite, elle n’en conserve pas moins le charme d’une église de campagne à Paris. A cet endroit la rue Mouffetard marquait une pose avant de franchir la Bièvre et de monter au Sud vers la barrière d’Italie.

église St Médard

Cette balade se termine au carrefour des rues Mouffetard et R E Quénu proche du carrefour des Gobelins.

 

Paris: le Panthéon.

Galerie

Cette galerie contient 29 photos.

De la basilique chrétienne au temple de la Nation : En  507 après sa conversion Clovis fonde une première basilique destinée à abriter sa sépulture et celle de son épouse Clotilde. La pieuse Geneviève qui avait protégé Paris des barbares … Lire la suite