Paris 16é, balade architecturale du Trocadéro jusqu’au pont Mirabeau.

Le regroupement des anciens villages de Passy et d’Auteuil avec des champs, des couvents et des châteaux est à l’origine du 16é arrondissement. Les grandes propriétés seigneuriales ont été découpées et loties comme le hameau Boileau qui reçoit des « cottages gothiques », puis peu à peu de plus grandes opérations d’urbanisme réalisées au rythme de la libération des terrains donnent au quartier sa trame actuelle. En 1860 le rattachement à Paris a lieu.

Le 16é va se couvrir de constructions entre 1895 et 1915. Des rues entières vont se construire chacune avec un ou deux architectes assurant de cette façon une unité architecturale, majoritairement dans le style post-haussmannien.

Le percement de grandes avenues permet alors à la grande bourgeoisie de se faire construire des hôtels particuliers. Toutefois jusqu’au début du 20é siècle les ateliers des artisans et des petites industries vont les côtoyer, le départ de ces activités polluantes à l’Ouest de la capitale permettra la réalisation d’opérations de construction .

Cette balade débute au Trocadéro pour suivre tout d’abord la crête de la colline de Chaillot.

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Une des réalisations majeures de ce quartier peu après avoir dépassé le Trocadéro se trouve au 25bis rue Franklin ( A.G. et C. Perret Arch.1903-1904). Cet immeuble novateur a fait lors de sa construction la démonstration des possibilités technique du béton, sur un terrain de faible profondeur et de petite surface (185 m²) qu’une cour intérieure aurait rendu difficile à valoriser. Or toutes les pièces d’habitation sont orientées sur la rue, et en façade arrière le remplissage de la cage d’escalier est réalisé par des briques de verre. Les murs porteurs ont été remplacés par des poteaux porteurs en béton armé permettant un plan d’étage libre. En façade les remplissages entre poteaux sont constitués par des panneaux en béton et l’ensemble est revêtu de carreaux de grès flammés à motifs floraux d’A. Bigot alors à la mode dans le style Art Nouveau.

C’est F. Hennebique qui lança l’utilisation du béton dans la construction parisienne, mais à l’origine les architectes n’ayant aucun retour d’expérience sur le vieillissement de ce nouveau matériau et par crainte que sa porosité à la pluie ne favorise l’oxydation des armatures l’ont protégé par des habillages « décoratifs ».

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La silhouette découpée de la façade du 25bis rue Franklin recherche l’ensoleillement maximum pour les pièces principales.

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Plus loin au n°17 rue Franklin à l’angle avec la rue Scheffer ( M. Hennequet Arch.1930). La façade de cet immeuble d’habitation est rythmée par l’alternance des poteaux et des bow-windows à 3 pans géométriques assez typique des années 1920-1930.

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Remontée vers l’angle avenue Paul Doumer et rue Scheffer, ( Anger et Puccinelli Arch.1960) la géométrie combinatoire participe à la création d’une dynamique urbaine et s’apparente d’une certaine façon à de l’art cinétique. En rez de chaussée , aménagement du hall réalisé par l’Oeuf centre d’études d’une grande fluidité.

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Au carrefour de la place de Costa-Rica descendre la rue de l’Alboni, elle surplombe le métro ligne 6 qui s’enfonce en souterrain vers Passy. C’est l’emplacement de la plus importante opération immobilière engagée avant l’Exposition Universelle de 1900 à Paris par la société Immobilière du Trocadéro et l’architecte Louis Dauvergne. Les immeubles s’accrochent sur la pente de la colline de Passy assez forte à cet emplacement. Les deux immeubles à tourelles qui donnent sur la quai de Seine de part et d’autre de la ligne 6 sont d’anciens hôtels construits pour l’exposition universelle de 1900 de Paris et transformés ensuite en immeubles d’habitations .

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On remonte ensuite vers la place de Costa-Rica pour prendre la rue Raynouard. Au n° 15-17 (M. Julien & L. Duhayon Arch.1932) immeubles d’habitations de luxe dont la vue des appartements s’ouvre largement coté Seine qu’elle domine. Ici les architectes ont aussi joué sur la dénivellation importante entre les rues Raynouard et Marcel Proust .

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La terrasse au delà du porche d’entrée coté rue Raynouard permet une vue panoramique coté Seine, elle profite de la dénivellation importante de la colline de Chaillot et correspond à  la toiture du bâtiment situé en contrebas rue Marcel Proust.

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n°21-25 rue Raynouard ( L. Nafilyan Arch.1933).

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L’escalier de la rue Raynouard permet de mesurer la déclivité de cette colline de Passy.

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Sur le site de Passy, et coté rue Marcel Proust l’ensemble le l’immeuble de la rue Raynouard apparaît au total comme un immeuble d’une quinzaine d’étages. En contrebas de la terrasse qui correspond au niveau de la rue Raynouard 110 chambres de service.

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A ce niveau coté Seine on entre dans le parc de Passy. Ce terrain appartenait au Ministère de l’Equipement et du Logement, avant de le quitter pour s’installer à La Défense un concours architecte-promoteur a été a été lancé en 1988 pour l’aménagement de ces  2,7 ha en vue de financer l’installation du ministère dans l’Arche. C’est toujours un délicat rôle que d’être le vendeur du terrain et l’initiateur du concours d’aménagement, et celui-ci a provoqué par un « malheureux concours de circonstances » polémiques et remous puisque Claude Parent, le candidat retenu par le jury, n’a pas été celui qui a réalisé l’opération !.

Le parc de Passy, en légère déclivité vers la Seine, est coupé des quais par trois immeubles plots qui le referment sur lui même. En résulte l’image d’un grand jardin intérieur ceint de bâtiments crée en 2004 sur une des dernières grandes parcelles de la capitale.

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On sort du parc de Passy vers la rue d’Ankara. Au premier plan l’extension de l’ambassade de Turquie ( H. Beauclair Arch.1972), et au second l’immeuble du 51-55 rue Raynouard ou se trouvait l’agence des frères Perret ( Arch 1929-1932), construit 30 ans après celui de la rue Franklin. Son ossature en béton apparent libéré de tout parement céramique « décoratif » contraste fortement avec les immeubles précédents qui dominent le parc de Passy.

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En remontant la rue d’Ankara vers la rue Raynouard une succession d’ immeubles 1930 dépouillés de toute ornementation.

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L’immeuble sur une parcelle triangulaire à l’angle de la rue Raynouard et de la rue Berton pour abriter l’agence et l’appartement d’A Perret aux 2 derniers étages.

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Le béton s’est défait de la céramique d’habillage, il s’affiche comme un nouveau matériau noble. Au niveau -1 par rapport à la rue Raynouard une utilisation de la façade rideau pour l’agence coté rue Berton, qui reste un dispositif rare chez Perret

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En continuant  la rue Raynouard vers la rue du Ranelagh on surplombe la maison de Balzac. Poursuivi pas ses créanciers Balzac loua cette maison en 1840 ( 5 pièces en rez de jardin ou il séjourna 7 ans, une seconde entrée lui permettait de fuir ses créanciers). Au second plan l’immeuble en terrasses du quai Kennedy ( A. Rémondet Arch. ).

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La Maison de la Radio (H. Bernard Arch.1955-1962), en cours de rénovation lourde par Architecture Studio.

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On emprunte ensuite à droite la rue du Ranelagh, la moitié de l’élévation des n° 34-36  de 10 étages est ici en gradins ( Y.Colmet-Daage Arch.1952-1957). Il faut rappeler qu’ à la suite de la modification de la réglementation de 1902 et de l’impérieux besoin de constructions nouvelles des années 50, le problème du gabarit a resurgit. Évolution démographique et renoncement à la ville basse ont aboutit au règlement de décembre 1950 révisé en juillet 1956 qui a permis de densifier les constructions tout en respectant l’ensoleillement, l’effet étant plus spectaculaire sur les voies de faible largeur .

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Donnant sur la rue du Ranelagh, la rue Vion-Whitcomb (n°5 :J. Ginsberg et F. Heep Arch. 1935), est une variation sur la façade de l’immeuble de Le Corbusier du 24 rue Nungesser et Coli. Ginsberg a opté pour un traitement en travertin là ou Le Corbusier a préféré le verre.

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En face de la rue Vion-Whitcomb: la rue des Chalets présente une toute autre vision de l’architecture urbaine, ainsi que la dernière partie de la rue du Ranelagh vers le boulevard de Beauséjour.

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La rue du Ranelagh aboutit sur le boulevard de Beauséjour qui suit le tracé de l’ancien chemin de fer d’Auteuil (de la station Passy-La Muette à la station Auteuil Boulogne, (ces stations sont maintenant transformées en restaurants).

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En revenant sur ses pas dans la rue du Ranelagh on emprunte la rue du docteur Blanche, riche d’autres réalisations architecturales , pour commencer (le n°5 P. Patout Arch.1928)

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Puis la rue Mallet Stevens, 1927. Une parcelle de terrain libre de 3800 m2 a fournit à Robert Mallet-Stevens l’opportunité de réaliser une suite d’ateliers-maisons de ville. Très associé au « style Art Déco » en raison de son œuvre graphique pour les décors de nombreux films, il crée ici une entité qui évite le système fermé des villas et hameaux voisins pour réaliser le seul manifeste « Art déco » parisien de cette importance. Le traitement est identique pour les volumes construits, « son aspect même, par sa structure générale, doit évoquer la placidité sans tristesse », pour Mallet-Stevens l’architecture est un assemblage de volumes géométriques d’une grande pureté formelle d’où est absente toute expression de la technique de construction.

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A l’entrée du lotissement l’hôtel particulier et l’agence de Mallet-Stevens ( par rapport à l’origine la construction a été surélevée de 2 niveaux).

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L’atelier de sculpture des frères Martel avec 3 appartements autonomes, autour de l’escalier s’articulent les différentes pièces. La chaussée  est bordée de trottoirs agrandis par des bandes de gazon; aucune barrière ne limite ces zones, l’aspect d’ensemble est celui de maisons au milieu de jardins.

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A l’origine l’hôtel particulier Reifenberg dont la cage d’escalier est l’élément structurant.

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En revenant rue du docteur Blanche au n°13-19 un immeuble d’habitations (J. Ginsberg G. Massé et A. Ilinski Arch.1950-1953). Ici la façade contribue à l’expression plastique du bâtiment.

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En retrait sur la rue et construit sur pilotis l’immeuble permet de dégager un espace pour un jardin qui accueille des sculptures ( A. Bloc ) et d’apercevoir le jardin intérieur de la parcelle.

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Plus loin la rue Henri Heine offre une variété d’échelles et de styles architecturaux.

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Au n°15 immeuble d’habitation (H. Guimard Arch.1925-1926).

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A l’angle avec la rue Jasmin l’ancien central téléphonique Jasmin ( P. Guadet Arch.1913) transformé en immeuble de bureaux. Structure béton revêtue de pastilles céramiques en particulier autour du porche d’entrée Art Nouveau.

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Dans la rue Jasmin le n°3 du square Jasmin, hôtel particulier (H. Guimard Arch. 1924-1926) entièrement réalisé en moellons de béton préfabriqués, cet hôtel devait être le premier d’un lotissement dans le square Jasmin, cette expérience restera sans suite.

La céramique est un des premiers matériaux utilisé pour cet habillage ( blanche chez Sauvage, plus travaillée chez d’autres comme on le découvrira). A partir des années 30 une nouvelle technique s’impose: l’utilisation des éclats de grès cérame, plus faciles à poser et surtout s’accommodant plus facilement des imperfections et des tolérances du béton.

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Plus loin au Carrefour rue Jasmin-avenue Mozart, brique vernissée bleu ciel pour un immeuble de standing des années 1900.

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En remontant la rue de l’Yvette la rue Robert Turquan offre en fond l’ immeuble du 11 square Jasmin ( J. Rivet Arch.1956) à la façade d’une grande rigueur dont la structure métallique peinte en noir et les allèges en verre émaillé sont clairement exprimés.

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Rue René Bazin un autre hôtel particulier qui joue le contraste avec les autres immeubles voisins.

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Toutes les rues mènent finalement au Square du docteur Blanche pour visiter la Villa La Roche ( Le Corbusier Arch. 1923-1925), et la Villa Jeanneret actuellement siège de la Fondation Le Corbusier. La villa La Roche est avant tout celle d’un collectionneur de tableaux notamment des oeuvres d’Ozenfant pour lequel Le Corbusier a réalisé l’atelier près du parc Montsouris.

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Le hall est ouvert sur les 3 niveaux, aucun décor superflu pour jouer avec la lumière tout au long de la journée.

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La rampe menant à l’étage est la première étape d’un parcours qui multiplie les vues et les stations pour apprécier la volumétrie intérieure, que Le Corbusier appelait la « promenade architecturale ».

La galerie des tableaux et la rampe courbe inclinée vers le 2é étage.

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Au 3é étage: le toit jardin, avec banc et dalles ciments.

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Pour rejoindre la place d’Auteuil on prend d’abord la rue Raffet le n°40 à l’angle avec la rue Jasmin ( A Morosolli Arch.1929) est d’une teinte atypique dans ce quartier.

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Maison « triptyque » n° 24 rue Jasmin (P.Abraham Arch.1923). Colonnes cannelées, chapiteaux épurés au maximum et bow-windows revisités pour proposer une vision Art déco du classicisme.

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Angle rue Jasmin et rue Heine:le collège Montmorency ( Pol Abraham Arch.1928-1931).Sur un terrain de 168 m² un collège initialement destiné pour de jeunes américaines. La bibliothèque est en saillie par rapport aux autres niveaux et renforce l’aspect sculptural.

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Au n° 65 rue La Fontaine : « Studio Building » (H. Sauvage Arch.1926-1928), un des derniers projets de Sauvage avec une ré-interprétation des bow-windows. Cet immeuble est composé d’ateliers d’artistes disposés en duplex, l’ensemble est revêtu de carreaux de céramique qui a évolué avec plus de polychromie par rapport à ses précédentes réalisations des rues Vavin et des Amiraux.

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Ateliers d’artistes rue Lecomte de l’Isle.

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Toujours en remontant vers la place d’Auteuil: l’ancien château Ternaux construit au 19é siècle pour un industriel du tissage de châles, actuellement Lycée JB Say.

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A la suite de ces diverticules pour percevoir la grande variété des bâtis, on arrive Place de l’église d’Auteuil. Pour servir d’annexe à l’église construite sur la place de 1877 à 1892 par E. Vaudremer, le regard est accroché par la chapelle sainte-Bernadette construite par P. Hulot Arch.(1936) et complétée en 1953 par cet alignement poteaux et portique en brique rouge sur la rue.

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Au n° 2 rue Verderet ( Bassompierre, de Ruté, Sirvin Arch. 1931) une recherche sur la volumétrie assez proche de celle de Pol Abraham rue Heine et sur un terrain encore plus petit (78 m²). Ensemble de grands studios. Façade revêtue de carreaux cassés ocre.

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On redescend ensuite vers la Seine par l’avenue Th. Gauthier pour un aperçu du Square Henry Paté ( P. Patout Arch.1929).

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Un peu plus loin on emprunte la rue Perrichont, au n° 15 ( J. Richard Arch.1907, Gentil & Bourdet céramistes), immeuble de rapport économique avec des détails floraux en céramique assez proches de ceux d’A. Bigot pour le 25 rue Franklin. J Richard reprendra ces détails pour l’hôtel particulier du 40 rue Boileau (1908).

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Le vis à vis du n°15 avec un traitement en totale opposition, les deux immeubles s’enrichissant néanmoins mutuellement.

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A l’angle de la rue des Pâtures et du 42 avenue de Versailles ( J. Ginsberg & Heep Arch. 1934). Cet immeuble est le deuxième réalisé à Paris par Ginsberg: ses lignes sont particulièrement élégantes en particulier le traitement à l’angle des 2 rues. A noter que pour ce projet les deux architectes sont aussi les Maîtres d’ouvrage. Cet immeuble présente des similitudes de recherches esthétiques proches de l’immeuble du 216 boulevard Montparnasse ( B. Elkouken Arch.1932).

Le premier immeuble réalisé par Ginsberg à 26 ans( associé à Lubetkin 1931) est au 25 de l’avenue de Versailles et il relève du purisme.

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Angle rue Degas et quai Louis Blériot (A. Gille Arch.1935), façade en grès cérame traité en mosaïque.

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On franchit le pont Mirabeau avec la vision du quartier Beaugrenelle et l’urbanisme des années 70.

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7 Rond Point du Pont-Mirabeau et 14 rue de la Convention: immeuble d’habitation (J. Bassompierre, P. de Rutté et P. Sirvin Arch.1930-1933). Modernisme et monumentalité, les formes sont ici souples et revêtues de carreaux de grès.

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Les balcons garde-corps et portail d’entrée par Raymond Subes.

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On retrouve le RER C et sa station avec céramiques.

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Essonne, le parc du château de Courances.

Galerie

Cette galerie contient 16 photos.

Le château de Courances est situé dans le Gâtinais ,au Sud-Est de l’Essonne et en bordure de la forêt de Fontainebleau. L’accès se fait par l’autoroute A6 , en direction de Lyon sortie n°13 « Milly-la-Forêt ». Dans un cadre de verdure … Lire la suite

Paris, balade autour de la rue Mouffetard.

En première partie cette balade démarre à la petite place Lucien Herr, elle remonte ensuite la rue Tournefort bifurque vers la rue Lhomond pour reprendre  la rue des Irlandais, puis les rues de l’Estrapade, Thouin, du Cardinal Lemoine, Descartes, Monge, d’Arras, de Poissy, Saint Victor, de Pontoise. En deuxième partie on remonte vers la place de la Contrescarpe puis on descends la rue Mouffetard en faisant quelques échappées.

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La rue Tournefort (ancienne rue Neuve St Geneviève) et la rue Lhomond sont bâties d’immeubles qui datent du XVIIIé jusqu’au début du XIXé. Les maisons de 2 étages aux toits mansardés sont nombreuses. Les couvents ont occupé l’espace délimité par les rues Tournefort, du Pot de Fer et Lhomond et y demeurer jusqu’aux années 60. En remontant la rue Tournefort on découvre au n° 25 la maison ou Balzac situe la pension de Mme Vauquer dans Le Père Goriot. Les premières maisons de la rue possèdent de petits escaliers pour accéder à de petits perrons, et ce dispositif se retrouve symétriquement par rapport à la place coté rue Lhomond.

La rue Lhomond remonte vers la rue Saint Jacques et se rétrécit à hauteur du séminaire du Saint-Esprit au n°28.

Les rues voisines sont proches de l’enceinte de Philippe Auguste, leurs anciens noms renvoyaient au passé rustique de ce quartier ( rue des poules, rue du Cheval-Vert, rue du Puits qui parle). En remontant la rue Lhomond on arrive au Collège des Irlandais.

Place Louis Herr , restaurant chez Lena et Mimile

Place Louis Herr, le restaurant « Lena et Mimile » offre une des plus belles terrasses de restaurant dans le calme et au soleil pour déjeuner .

rue Tournefort

Rue Tournefort.

 

rue Tournefort vers St Etienne du mont

Rue Tournefort vers St Etienne du Mont.

rue Tournefort

rue Tournefort ( ancien couvent des filles de st aure)

Rue Tournefort, l’ancien couvent des Filles de St Aure.

 

A l’angle de la rue Tournefort et de la rue Blainville.

vue au croisement Blainville rue Thouin

On revient sur ses pas avec une pensée devant le n°8 de la rue Tournefort.

rue Tournefort

 

Puis on prend la rue Amyot qui débouche face aux laboratoires de l’École Normale Supérieure.

labos de Normal Sup rue Lhomond

On tourne alors à gauche pour prendre la rue Lhomond vers la place L Herr.

angle Amyot et Lhomond

Au n°28 de la rue Lhomond, le séminaire du St Esprit. Un haut relief placé au dessus de la porte représente deux missionnaires l’un baptisant l’autre évangélisant.

rue Lhomond n°28 le séminaire du St Esprit

 

angle Lhomond et rue Rataud

Angle rue Lhomond et rue Rataud.

coeur d'ilot angle Lhomond et rue du Pot de Fer les résidences du Panthéon, ancien couvent des bénédictines du Saint Sacrement

En coeur d’ilot à l’angle des rues Lhomond et du Pot de Fer ( résidences du Panthéon), ancien couvent des Bénédictines du Saint Sacrement.

rue Lhomond

La rue Lhomond nous ramène à la Place L.Herr, en face la résidence étudiante Concordia.

résidence étudiante CONCORDIA place L Herr

Plus bas et entourant le collège P. Alviset sur 2 cotés: une résidence étudiante ( P. Tournon Arch.1930) construite sur ossature béton. En partie supérieure du pignon: 3 grandes cabochons ( une fleur, une flamme et une étoile représentent les arts, les sciences et les lettres).

rue Lhomond (P Tournon Arch 1929)

rue Lhomond

On revient rue Lhomond en direction du Panthéon et du Collège des Irlandais.

 rue Lhomond

rue Lhomond détail

On longe ensuite le jardin du Collège des Irlandais pour tourner rue des Écossais.

rue Lhomond ( le collège des Irlandais)

 

Le Collège des Irlandais  existe depuis la fin du Moyen-age, c’est le dernier représentant des anciens collèges étrangers de Paris. En 1677 après les guerres anglo-irlandaises le nombre d’Irlandais ayant fortement augmenté Louis XIV leur donna l’ancien Collège des Lombards.

rue des Irlandais

Son jardin intérieur est un cadre agréable pour s’y reposer.

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A l’extrémité de la rue des Irlandais en tournant à droite on arrive dans la rue de l’Estrapade qui comporte plusieurs beaux hôtels particuliers puis sur une petite place qui permet de découvrir le dôme du Panthéon. La rue Thouin qui longe pour partie le lycée Henri IV rejoint ensuite la rue du cardinal Lemoine.

rue de l'Estrapade

rue de l'Estrapade

Au n°9 la Maison Cuchet (1785) à l’angle avec la rue Laromiguière, qui a servi de décor pour un film d’A Resnais.

angle Laromiguiere et rue de l'Estapade ancienne brulerie de café ( décor d'A Resnais pour le film La guerre est finie)

Au n°5 l’hôtel particulier connu sous le nom de Bony (1727).

rue de l'Estrapade angle Laromiguiere Hotel Bonny 1727

On prend ensuite la rue Thouin qui longe le lycée Henri IV pour déboucher rue du Cardinal Lemoine.

rue du cardinal Lemoine

Au n°77 la Maison Saint-Charles qui appartenait à la congrégation religieuse des Pères de la doctrine chrétienne, installés dans le quartier vers 1630. L’aspect particulier du porche d’entrée est lié à une modification importante du niveau de la rue en 1685.

En tournant à droite on trouve l’immeuble habité par E Hemingway durant sa vie parisienne.

rue du cardinal Lemoine

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Puis on redescend la rue du Cardinal Lemoine, un brève incursion dans la cour intérieure de l' »hôtel des Grandes Écoles » et profiter du calme de ce cœur d’ilot particulièrement apprécié aux beaux jours.

rue du carninal Lemoine l'hotel des grandes écoles

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rue du cardinal Lemoine

Au croisement avec la rue Clovis on découvre le Collège des Écossais.

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rue du cardinal Lemoine le collége des Ecossais

Là aussi les conséquences de l’abaissement du niveau de la rue sont lisibles en façade avec ces deux porches qui se superposent. La chapelle au premier étage abrite le tombeau de Jacques II roi d’Angleterre, mort en exil à Saint-Germain-en-Laye en 1701.

le collège des Ecossais

On arrive ensuite au carrefour avec la rue Monge.

angle Monge et cardinal Lemoine

Dans le prolongement vers la rue des Écoles, la Seine et Notre Dame.                             On emprunte la rue Monge jusqu’à la rue d’Arras.

 

La rue d’Arras possède une librairie spécialisée dans les BD anciennes.

rue d'Arras

 

 rue d'Arras

 

Et une librairie-galerie spécialisée dans le « street art ».

rue d'Arras

Après avoir franchi la rue des Écoles on emprunte le petit escalier de la rue St Victor pour rejoindre de Collège des Bernardins rue de Poissy.

rue des Ecoles vers la rue St Victor

rue Saint Victor

C’est un moine anglais, Etienne de Lexington, abbé de Clairvaux, qui initie le projet du collège de Saint-Bernard bientôt désigné collège des Bernardins. Un demi-siècle après la création de l’Université de Paris la construction commence en 1248 sur le modèle architectural des abbayes cisterciennes.

rue de Poissy le cloitre des Bernardins

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On revient ensuite rue Saint-Victor, dont le nom est lié à celui de l’abbaye à laquelle elle conduisait.

 

Au n°14 de la rue Saint-Victor un hôtel particulier du XVIIé siècle .

rue St Victor

Plus loin dans la rue Saint-Victor la salle de La Mutualité (Lesage et Miltgen Arch. 1928-1931).

angle St Victor et rue de Pontoise

entrée de la Mutualité

L’église de Saint Nicolas du Chardonnet, XVII et XVIIIè (façade de Ch.Halley Arch.1932-1937).

St Nicolas du Chardonnet

Rue Saint-Victor on tourne à gauche vers la rue de Pontoise.

angle St Victor et rue de Pontoise

rue de Pontoise

La piscine de la rue de Pontoise ( L Pollet Arch.1933).

la piscine de la rue de Pontoise

En deuxième partie de cette balade on revient vers la quartier Mouffetard, en reprenant la rue du Cardinal Lemoine au carrefour avec la rue des Écoles vers le Collège des Écossais. Au n° 49: l’Hôtel Le Brun neveu du célèbre peintre (G Boffrand Arch.1700).

rue du cardinal Lemoine

Plus haut après avoir longé le Collège des Écossais et pris la rue Clovis qui franchit les ruines des remparts de Philippe Auguste on tourne rue Descartes pour découvrir le pignon peint par Alechinsky.

 

En vue de St Etienne du Mont on tourne à gauche vers la rue Descartes.

angle Descartes Clovis et St Etienne du Mont

pignon rue Descartes

 

Le quartier Mouffetard est devenu depuis une quinzaine d’années un décor pour touristes en recherche d’autochtones ou de typique, et malheureusement entre la Contrescarpe et Saint Médard le pittoresque est devenu assez artificiel .

La place de la Contrescarpe a été crée au milieu du XIXé siècle,  bordée de terrasses de cafés autour d’un petit espace vert c’est un lieu privilégié du quartier. La Contrescarpe qui donna son nom au lieu est celle de l’enceinte de Philippe Auguste.

place de la Contrescarpe

Peu de passants prestent attention à l’enseigne Au Nègre Joyeux au dessus de ce qui était au XVIIIe la boutique d’un marchand de chocolat .

enseigne d'un marchand de chocolat du XVIII

 

place de la Contrescarpe

 

Façade de la Garde Républicaine coté rue Mouffetard ( entrée principale Place Monge ) construite en 1821 et installée sur les bâtiments de l’ancien couvent de la Miséricorde de Jésus fondé en 1652. Rue de l’Épée de bois un détour pour voir un bâtiment construit par A Chemetov ( 1967) permet en empruntant la rue Pestalozzi d’arriver jusqu’à la mosquée de Paris.

rue Mouffetard la caserne de la Garde Républicaine (1821)

Rue de l’Épée de bois un détour vers un bâtiment ( P Chemetov Arch.1967) permet en empruntant la rue Pestalozzi d’arriver jusqu’à la mosquée de Paris.

rue de l'épée de bois ( P Chemetov Arch)

 

P CHEMETOV Architecte ( 1967)

Une vue à partir de la rue Pestalozzi vers la rue du Puit de l’Ermite .

 rue Pestalozzi vers la mosquée et la place du puit de l'ermite

La mosquée de Paris à l’angle des rues Daubenton et Desplas est un projet symbolique  ( M. Tranchant de Lunel, R. Fournez, M. Mantout, et C. Heubès Arch.1922-1926), en souvenir des soldats musulmans qui se sont battus pendant la première guerre mondiale.

angle Daubenton et rue G Desplas

On revient rue Mouffetard : au n°103 une plaque commémorative de l’occupation des Prussiens en janvier 1871.

 

rue Mouffetard n°103 plaque commémoratice de l'occupation des Prussiens en janv 1871

Au n°116 à l’angle avec la rue de l’Arbalète un des trop rares cafés restaurants, après la surabondance des restaurants grecs des années 70.

rue Mouffetard n°116

Au n°122 ne pas manquer l’enseigne.

rue Mouffetard n°122

Face au porche de St Médard au n°134, un décor de façade conçu en 1929 par le peintre Eldi Gueri. Quatre panneaux peints sur tôle représentant des scènes campagnardes, avec au dessus sur un fond ocre des biches, cerfs et sangliers surmontés d’un décor végétal très fouillé inspiré par la Renaissance italienne.

 

rue Mouffetard n°134 ( décor peint du peintre E Gueri 1929)

L’église Saint-Médard dont la nef date de la fin du XVé siécle. L’église St Médard est assez composite, elle n’en conserve pas moins le charme d’une église de campagne à Paris. A cet endroit la rue Mouffetard marquait une pose avant de franchir la Bièvre et de monter au Sud vers la barrière d’Italie.

église St Médard

Cette balade se termine au carrefour des rues Mouffetard et R E Quénu proche du carrefour des Gobelins.

 

Paris, balade architecturale du boulevard Blanqui à la Porte de Gentilly.

Galerie

Cette galerie contient 54 photos.

Le sud du 13é arrondissement a fait l’objet d’opérations d’urbanisme depuis plus de 30 ans dont certaines sont encore en cours. L’objectif de cette balade est de visualiser les multiples modifications du tissu urbain, relever les différentes périodes d’urbanisation et les … Lire la suite

Paris, la Promenade Plantée de la Bastille au boulevard Soult.

La Promenade Plantée est l’espace vert qui traverse le 12é arrondissement en suivant  l’ancienne voie ferrée de la ligne qui a relié de 1859 à 1969 la gare de la Bastille à Verneuil -l’ Étang en passant par Vincennes ( nommé aussi la ligne de la Bastille du chemin de fer  « Paris- Strasbourg »). Elle débute avenue Daumesnil derrière l’Opéra Bastille plus précisément au Viaduc des Arts, et s’étire sur environ 5 km  jusqu’à la porte de Montempoivre boulevard Soult. A Paris l’autre emprise ferroviaire désaffectée qui a été réaménagée est celle entre la porte d’Auteuil et La Muette.

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La ligne de chemin de fer de la Bastille a été désaffectée en 1969 à la suite de l’ouverture du RER A qui a emprunté le même parcours en dehors de Paris, et en 1984 la gare de la Bastille est démolie pour permettre le démarrage des travaux de construction de l’Opéra Bastille. Ces différentes opportunités conjuguées à l’abandon de la gare de marchandise de Reuilly ont permis la transformation de cette infrastructure en une suite de séquences paysagères ( partie aérienne, partie au niveau des rues, ou encore en tranchée). La piste cyclable est accessible uniquement dans la partie Est de la promenade.

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Derrière l’Opéra Bastille la promenade suit le trajet au dessus du Viaduc des Arts, à une dizaine de mètres au dessus de l’avenue Daumesnil.

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Les arcades du Viaduc des Arts datent de la construction de la ligne en 1858, elles ont été réhabilités à partir de 1988 par l’architecte P Berger. La longueur totale du viaduc le long de l’avenue Daumesnil est de 1,5 km, à laquelle correspondent 64 voûtes sous la Promenade Plantée. Le Viaduc des Arts propose de découvrir dans sa partie vers la Bastille une cinquantaine d’artisans passionnés qui exercent leur talents dans des corps de métier variés de la mode et de la décoration.

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Cette promenade est en tous temps un lieu ou on rencontre beaucoup de joggeurs, et aussi des personnes qui viennent se reposer ou mettre un peu de distance vis à vis de la ville et de la circulation.

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A chaque intersection avec les rues ou avenues des escaliers permettent les liaisons avec la Promenade Plantée, ici la liaison vers l’avenue Ledru-Rolin.

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La rue comme « décor »: de chaque coté de la promenade les façades et leurs styles architecturaux variés s’offrent au regard des promeneurs. Les immeubles haussmaniens et la victoire du pittoresque en particulier dans les immeubles d’angle, les contemporains parfois accrocheurs ou démonstratifs éclectique, certains avec des dômes, des frontons, des sculptures, dans une large palette de matériaux: pierres, meulière, briques, bois , verre etc.

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Au croisement de la rue de Rambouillet: le commissariat central du 12é arrondissement ( M. Nunez-Yanowsky Arch.1991) et ses sculptures, reproduction partielle de l’Esclave mourant de Michel-Ange. Avec l’Esclave rebelle ces 2 sculptures étaient destinées au tombeau du pape Jules II, elles sont restées inachevées et ont été offertes en 1546 par Michel-Ange à son ami Roberto Strozzi qui en fit don ensuite à François Ier ( présentes dans les collections du Louvre depuis 1794).

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Plus loin la vision vers les quais des TGV de la gare de Paris-Lyon .

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Toujours la possibilité de s’échapper de la ville pour regagner le jardin….

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L’habitat semi-collectif de la voie AA /12 .

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Le surplomb sur la rue Montgallet ( nom d’usage depuis le 18é siècle).

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Au niveau de la rue Montgallet et de la mairie du 12é arrondissement la Promenade Plantée enjambe le jardin de Reuilly par la passerelle BZ/12 et descend alors au niveau de la rue, puis continue ensuite sous forme d’un mail sur l’avenue Vivaldi.

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Le jardin de Reuilly date de 1991 ( proche de l’ancien château de Reuilly, séjour des rois mérovingiens).

Le nom du hameau de Reuilly apparaît très tôt au Moyen-Age. Des couvents et des hôtels particuliers ont été construits aux alentours aux 17 et 18é siècles, dont la folie Rambouillet qui possédait un jardin dit de Reuilly qui descendait jusqu’à la Seine .

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La passerelle BZ/12 enjambe le jardin de 15.000 m2 imaginé par P.Colboc Arch. entouré par un chemin circulaire sur lequel se raccordent des jardins thématiques.

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A partir de années 1980 la SNCF a abandonné les emprises d’un certain nombre de gares de marchandises de Paris intra-muros et notamment celle de Reuilly. Compte tenu de cette opportunité foncière la ZAC de Reuilly est conçue à partir de 1986, dans le périmètre avenue Daumesnil et des rues Montgallet et de Reuilly, pour réintégrer l’emprise ferroviaire de cette gare et réaménager le quartier autour d’espaces verts. Le projet de la Promenade Plantée est mis en place au même moment par l’architecte Ph. Mathieux et le paysagiste J. Vergely pour aménager le reste de la ligne désaffectée entre Bastille et la porte Montempoivre.

La piscine de Reuilly et au second plan l’une des 2 barres imposantes de 10 étages construites avenue Daumesnil (D.Honneger Arch.1957-1959) qui s’étirent sur 300 m de long, toujours très fidèle à l’expression de la structure développée dans l’agence des frères Perret D.Honneger utilise ici avec succès le système de façade préfabriquée « Gamma 57 » comme dans toutes ses réalisations d’après guerre.

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A l’angle des rues Riesener et Hénard dominant le parc de Reuilly: un immeuble de logements dont le jeu des volumes présente des liens avec les recherches de l’architecture soviétique des années 20; source d’inspiration pour Le Corbusier et A. Lurçat et beaucoup d’autres architectes des années 30,( JM Bossu et R. Ribes Arch.1991).

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La Promenade Plantée traverse le mail de l’avenue Vivaldi: axe majeur de la ZAC de Reuilly au niveau de la circulation des voitures mais isolée par des plantations. On a parfois l’impression que le plan masse de la ZAC a fait de l’espace public le cœur du quartier. A gauche immeuble de logements ( K. Kalayciyan et J. Oubrerie Arch.), la colonnade en rez de chaussée  sur 2 niveaux de hauteur est dénaturée ponctuellement par des restaurants d’un aspect extérieur kitch, en total décalage avec ce projet « corbuséen ».

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Coté Sud de la promenade des immeubles-plots ont été construits perpendiculairement à l’allée Vivaldi ( Brenac & Gonzalez Arch.1992), ce plan masse « en peigne » permet une intégration de l’immeuble barre de 180 m coté avenue Daumesnil .

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L’ancienne gare de Reuilly, sur l’avenue Daumesnil, à l’angle avec la rue Brahms. A l’arrière les paysagistes ont dessiné un jardin avec pelouse, massifs d’arbustes, plantes vivaces, érables, chênes et pommiers pour rappeler l’allure champêtre qui entourait les petites gares.

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Au bout de l’avenue Vivaldi la promenade oblique vers l’Est et suit l’ancienne tranchée ferroviaire en contrebas des rues et des immeubles avoisinants, passant en tunnel à deux reprises, le premier sous la rue de Reuilly, le second sous le boulevard de Picpus. C’est le début de la piste cyclable.

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L’avenue Vivaldi depuis la rue de Reuilly, à droite vue partielle de la résidence étudiante à l’angle Vivaldi rue de Reuilly  (Ph. Gazeau Arch.).

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Au croisement avec le boulevard de Picpus, on peut remonter vers la station de métro Bel-Air.

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Au niveau de la rue du Sahel, le tracé offre deux possibilités. La première se poursuit vers l’Est en direction de la porte de Montempoivre et du square G Méliès, la seconde se dirige vers le Sud en longeant l’ancienne voie de raccordement à la ligne de la « petite ceinture » jusqu’au square Charles Péguy puis ressort rue Rottemboug vers le boulevard Soult face au lycée Paul Valéry.

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Au croisement rue du Sahel – avenue du général Bizot.

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Le square Charles Péguy.

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Les jardins partagés se trouvent à l’embranchement qui reliait la ligne ferroviaire de la « petite ceinture » à la ligne de chemin de fer allant de Paris-Bastille à Verneuil-l’Etang ( 77) . Cette ligne dénommée ligne de Vincennes, desservait la gare de Reuilly et empruntait le viaduc de Daumesnil pour arriver à la Bastille.

 

Un havre de paix de part et d’autre de la « petite ceinture ».On comprends mieux l’insistance de certains lobbyistes à bloquer toute remise en activité de cette ligne.

La « petite ceinture » est longue de 32 km, a été construite autour de Paris durant la seconde moitié du 19é siècle, afin de relier entre elles les gares parisiennes. Auparavant de lourds charrois à traction animale assuraient le transport des marchandises entre les gares, ce moyen jugé trop lent et archaïque à été remplacé par le train.

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La sortie du square Charles Péguy par la rue Rottembourg.

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Boulevard Soult et la ligne du tramway.

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Et plus si affinités ……: Il existe dans le monde d’autres exemples de lignes ferroviaires désaffectées reconverties en promenades, la Promenade Plantée a inspiré New-York  en reconvertissant une portion de la « High Line » réseau des années 30 longeant l’Hudson, en un parc urbain sur 2,5 km  inauguré en 2009 qui constitue un toit vert, voici quelques photos avant les aménagements et la consécration des plantes sauvages qui avaient envahi le site après l’arrêt de son fonctionnement en 1980.

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A proximité du Jacob Javits Convention Center d’IM Pei .

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Paris 18é: la ZAC Pajol.

Galerie

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Dans le 18é arrondissement entre la porte de la Chapelle et le carrefour Stalingrad, la ZAC Pajol est contiguë avec le faisceau des voies ferrées de Paris-Est, et face au jardin d’Éole. Le programme de la ZAC a utilisé au maximum le patrimoine industriel … Lire la suite